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Journée Non au harcèlement le 5 novembre : ce que les parents peuvent faire dès maintenant

La journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école aura lieu le jeudi 5 novembre 2026, le premier jeudi après les vacances d’automne. Pour les parents, c’est le bon moment pour ouvrir le sujet à la maison, repérer d’éventuels signaux et noter le numéro qui peut tout changer : le 3018.

En bref
— La journée « Non au harcèlement » se tient chaque année le premier jeudi qui suit les vacances d’automne, soit le jeudi 5 novembre en 2026.
— Le 3018, gratuit et confidentiel, répond 7 jours sur 7 de 9h à 23h, par téléphone, par tchat ou via son application.
— Dans les écoles, collèges et lycées, la prévention s’organise toute l’année dans le cadre du programme pHARe.

Une journée nationale, et tout ce qu’elle déclenche #

Instituée en 2015, la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école revient chaque automne à date mobile : le premier jeudi après les vacances de la Toussaint. En 2026, elle tombe le jeudi 5 novembre, comme l’indique le calendrier de Pass Éducation.

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Concrètement, les établissements profitent de cette journée pour organiser débats, ateliers, expositions ou séances de sensibilisation en classe. Elle s’inscrit dans le programme pHARe, le plan de prévention du harcèlement déployé dans les écoles, collèges et lycées, détaillé sur le site du ministère de l’Éducation nationale.

Les classes peuvent aussi participer au prix « Non au harcèlement », un concours national qui invite les élèves à créer des affiches ou des vidéos de prévention, reconduit pour l’année scolaire 2026-2027.

Le 3018, le réflexe à transmettre à son enfant #

Le 3018 est le numéro national dédié aux jeunes victimes ou témoins de harcèlement et de violences numériques. Opéré par l’association e-Enfance, il est gratuit, anonyme et confidentiel, accessible 7 jours sur 7 de 9h à 23h, précise e-Enfance.

Le téléphone n’est pas le seul canal : les adolescents, souvent plus à l’aise à l’écrit, peuvent passer par le tchat du site 3018.fr ou par l’application 3018. Les parents aussi peuvent appeler, pour être écoutés et orientés lorsqu’ils soupçonnent une situation sans savoir comment réagir.

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Un point mérite d’être dit clairement aux enfants : appeler n’engage à rien. On peut poser des questions, décrire une situation dont on est témoin, ou simplement vérifier que ce que l’on vit porte un nom.

Les signaux qui doivent alerter à la maison #

Le harcèlement se repère rarement d’un coup. Ce sont des changements qui s’installent : un enfant qui ne veut plus aller à l’école, des maux de ventre récurrents le dimanche soir, des affaires qui disparaissent ou reviennent abîmées, un téléphone consulté avec anxiété ou brusquement délaissé.

Un repli sur soi, une chute des résultats, des troubles du sommeil ou un changement d’appétit peuvent aussi faire partie du tableau. Aucun de ces signes ne prouve quoi que ce soit isolément ; c’est leur accumulation et leur durée qui doivent amener à ouvrir la discussion.

Comment ouvrir le dialogue sans braquer

Les questions frontales ferment souvent la porte. Mieux vaut partir du quotidien : avec qui il mange à la cantine, ce qui s’est passé à la récréation, ce qu’il pense de l’ambiance de sa classe. L’enfant doit sentir qu’on cherche à comprendre, pas à juger ni à régler le problème à sa place dès la première conversation.

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Si la parole se libère, l’essentiel est de la recevoir sans minimiser ni dramatiser, de noter les faits, les dates et les noms, et de rassurer : ce n’est pas de sa faute, et des adultes vont l’aider.

À qui s’adresser dans l’établissement #

Le premier interlocuteur reste l’école : professeur principal, directeur ou chef d’établissement, conseiller principal d’éducation. Depuis la généralisation du programme pHARe, chaque établissement dispose d’une équipe formée pour traiter les situations de harcèlement selon un protocole précis.

Demander un rendez-vous, exposer les faits par écrit et solliciter un retour dans un délai donné permet de garder une trace. Si la situation n’évolue pas, les familles peuvent saisir la direction académique ; le 3018 sait aussi faire le lien avec les référents harcèlement de l’Éducation nationale.

Le cyberharcèlement, prolongement du préau #

Le harcèlement ne s’arrête plus à la grille de l’école : groupes de classe, réseaux sociaux et jeux en ligne prolongent les moqueries jusque dans la chambre de l’enfant. Les captures d’écran des messages, sans y répondre, constituent les preuves les plus utiles.

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Le 3018 est précisément outillé pour ces situations : ses écoutants peuvent accompagner le signalement des contenus et des comptes auprès des plateformes. En parallèle, bloquer les comptes concernés et resserrer les paramètres de confidentialité limite l’exposition immédiate.

Questions fréquentes #

La journée du 5 novembre concerne-t-elle aussi les écoles primaires ?

Oui. Le programme pHARe couvre les écoles comme les collèges et les lycées, et les actions de sensibilisation de la journée nationale se déclinent dès l’élémentaire, avec des supports adaptés à l’âge des élèves.

Le 3018 remplace-t-il un dépôt de plainte ?

Non. C’est une ligne d’écoute et d’accompagnement. Selon la gravité des faits, les écoutants orientent vers l’établissement, les services académiques ou, si nécessaire, vers la police ou la gendarmerie.

Que faire si mon enfant est témoin, pas victime ?

Les témoins ont un rôle clé : en parler à un adulte de l’établissement ou appeler le 3018 n’est pas « balancer », c’est protéger un camarade. C’est d’ailleurs l’un des messages centraux des campagnes de la journée nationale.

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